Les enfants de la Shoah en vallée de Montmorency 


Les Maisons d’enfants des réseaux communautaires juifs ont été pour beaucoup dans le sauvetage des enfants juifs pendant la guerre. Parmi celles-ci, L’œuvre de Secours aux Enfants (OSE) a été particulièrement active en Vallée de Montmorency. Créée en 1912 en Russie pour répondre aux problèmes sanitaires et sociaux des populations juives de l’empire tsariste, l’OSE a rapidement étendu ses activités à une grande partie de l’Europe et est entrée en résistance, pendant la Seconde Guerre mondiale, en organisant le sauvetage de près de six mille enfants juifs.

Dès 1935, l’OSE installe, grâce aux libéralités de la baronne Pierre de Gunzburg, une colonie de jour pour une trentaine d’enfants (d’âge préscolaire) de juifs immigrés déshérités. Il s’agit pour l’OSE d’y inculquer les principes d’hygiène de base et d’essayer de réparer les fractures identitaires dues aux traumatismes de l’exil et des persécutions naissantes

C’est dans les locaux de la petite colonie que viendront de plus en plus nombreux après la Nuit de cristal des enfants allemands ou autrichiens. C’est à cette époque, également qu’apparaît la nécessité d’héberger des enfants plus âgés arrivés individuellement que des parents prévoyants font partir de l’autre côté du Rhin. Grâce à la mobilisation de plusieurs comités, ces enfants obtiennent l’autorisation de venir en France à condition que leur subsistance soit assurée jusqu’à leur majorité.


Les quatre maisons « Papanek1 »

Les 304 enfants de Montmorency sont répartis dans quatre maisons. Une vingtaine, les plus fragiles partent directement au bord de la mer à Ares et Arcachon. Il en reste donc 283 à répartir dans les maisons au fur et à mesure de leur arrivée entre la fin de l’automne 1938 et la déclaration de guerre de septembre 1939.

L’origine et la situation sociale permettent de distinguer trois groupes. Dès février 1939, une centaine d’enfants sont installés dans la Villa Helvétia : ils viennent directement d’Allemagne ou de l’Assistance médicale aux enfants réfugiés. En moins de trois semaines, tous les aménagements nécessaires sont achevés grâce à la bonne volonté d’un groupe d’adultes émigrés. Margot Cohn secondait Papanek pour la bonne marche de la maison. Elle est jeune, dynamique et à l’écoute des enfants.

Les plus orthodoxes, arrivés en ordre dispersé, sont installés dans le château de la Chesnaie à Eaubonne, sous la direction administrative de Madame Krakowski2.

En août 1939, la maison des Tourelles à Soisy-sous-Montmorency est prête à accueillir une cinquantaine d’enfants du paquebot le Saint-Louis, qui devait accoster à Cuba3. Elle est inaugurée dans les premiers jours de la guerre et abrite l’école. Les plus religieux vont à Eaubonne.

27 enfants du Saint-Louis sont accueillis par l’OSE qui va les chercher à Boulogne-sur-mer, tandis que leurs parents sont dispersés et malheureusement internés dans différents camps français. 18 seront placés dans les maisons de la Creuse et de la Haute-Vienne, en particulier à Montintin4. L'hétérogénéité du groupe rend le travail pédagogique très complexe.

Les "Cubains" sont des enfants de Juifs allemands très intégrés, archétypes des classes moyennes tandis que les "Robinsons" enfants de sociaux-démocrates allemands, viennent d'un camp d'été des faucons rouges5 au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), très politisés et pour la moitié non-juifs. Dernière différence, les "Robinsons" ont leurs parents pour la plupart des réfugiés politiques.

Tous ces enfants doivent se plier brusquement aux destinées communes à tous les exilés : l’entrée dans une autre culture et une autre langue, le réapprentissage de l’étude après avoir été privés de tout travail ordonné, mais surtout comment dépasser le choc psychique dû à la séparation des parents ? Ce qui est au centre des préoccupations pédagogiques.

Après avoir été humiliés par les persécutions nazies dans leur pays, ces enfants ont besoin de redonner un sens à des valeurs bafouées : courage, loyauté, responsabilité, dignité. Une petite fille raconte que, debout au fond de la classe, elle a servi de cobaye pour que les autres déterminent les caractéristiques des traits juifs. Une autre, une petite rousse aux yeux noirs, demande en arrivant à Montmorency, si les enfants juifs ont le droit de jouer dans le parc. Certains, très assimilés, attirés par les jeunesses hitlériennes manifestent de la honte d'être juifs. Enfin, ils ont vu, pour la plupart leurs parents humiliés ou arrêtés.

Souder les enfants entre eux, les socialiser pour constituer des communautés ; remettre au travail scolaire des enfants de culture allemande, privés de surcroît, depuis plus d'un an, de tout enseignement régulier, tels sont les objectifs de Papanek qui assure la direction de l’ensemble avec sa femme6.

Le premier objectif est atteint en faisant collaborer les enfants à l'administration de leur foyer, le deuxième en mettant en place des méthodes individuelles d'apprentissage. Chaque maison possède un économe, une femme de service et des éducateurs, et fonctionne en co-administration pour tout ce qui concerne la vie quotidienne, exceptées la pédagogie et la gestion.

La co-administration doit permettre aux enfants d’assumer des règles d’autant plus librement consenties qu’ils sont partie prenante de leur élaboration. Une constitution écrite soumise par les adultes sous une forme brute sert de base à une discussion et une réécriture dans leurs termes. On peut lire dans son préambule : 

« Tous les enfants et tous les adultes vivant dans les homes de l’Union-OSE forment une communauté. Celle-ci régit la vie de chaque institution en participant démocratiquement à son administration. Cette petite communauté ne représente qu’une partie de la communauté des hommes. Les droits et les devoirs démocratiques incombent à chacun des membres, qu’il s’agisse d’une petite ou d’une grande communauté. Les libertés et les droits de chacun sont limités d’un commun accord. Ils doivent être conformes à ceux adoptés par l’humanité toute entière, à ceux du pays où nous vivons et à ceux de la collectivité à laquelle nous appartenons ».

Les plus âgés crient d’abord à la manipulation puis se piquent au jeu lorsqu’ils ont compris qu’ils avaient prise sur les situations, en particulier grâce à leur parlement. Lors de conseils de discipline7, le fait de défendre et de juger leur semblable leur permet de dépasser les actes de soumission de leur passé proche.

Il est important de maintenir des liens familiaux par le courrier, de veiller à ce que l'attachement aux éducateurs n'interfère pas avec l'amour filial et, comme le dit Papanek, les enfants attendaient des adultes « des interprétations positives des relations qu'ils entretenaient avec leur famille »8. En effet, la plupart de ces enfants éprouvent des sentiments contradictoires vis-à-vis de leurs parents, un mélange de fierté et de compassion pour leur angoisse et leur désespoir sous le joug nazi. Petit à petit, ils réalisent que leurs parents ont tout accepté dans l’espoir de les sauver, eux.

L'esprit communautaire dans les maisons, le tutoiement, mais surtout la relation de confiance avec les éducateurs, sont des facteurs de cohésion pour rapprocher ces enfants de provenance différente9. Enfin, face aux humiliations et aux dangers à venir, il faut fournir une autre alternative au fascisme. L’OSE se démène également pour faciliter l’intégration de ces enfants. C’est ainsi que Germaine (Jenny) Masour, une des dirigeantes de l’OSE en zone sud pendant la guerre fut contactée pour jouer le rôle de marraine parlant l’allemand pour sortir ces enfants le dimanche. Elle choisit une jeune fille de 14 ans, mais la guerre interrompt ces projets10.

La scolarité est assurée pour 73 % des enfants par l’école publique et pour les autres à l’école de la maison des Tourelles avec l’objectif de préparer tout le monde au certificat d’études. Les enfants sont répartis en 6 groupes suivant l’âge avec des heures de jardinage, d’art appliqué et de cuisine. Enfin des ateliers de reliure et de maroquinerie devaient les initier à un éventuel apprentissage manuel et l’atelier de cordonnerie servait à réparer les chaussures de tous. On observe donc une attention particulière à l’enseignement professionnel avec une culture générale aussi élevée que possible, signe des temps troublés, mais également projet idéologique. Il fallait leur assurer un bon métier

Papanek s'appuie d’une part sur une méthode pédagogique inspirée du « plan Dalton » tenant compte de l’individualité de chaque enfant et dans un second temps sur "la Project Méthod" qui consiste à faire travailler les enfants sur des projets concrets, chacun suivant ses propres moyens. Ainsi raconte-t-il :

« Un jour, nous apprîmes que le sous-marin américain, le Squalus avait sombré et que l’équipage avait péri malgré les efforts déployés pour le sauver. Cet événement fut l’objet de nos discussions incessantes. Nous estimions la distance entre notre maison et le lieu du sinistre, nous calculions la quantité d’oxygène nécessaire à la survie après un naufrage. Nous suivions les efforts des sauveteurs munis du nouveau « casque d’immersion » et parlions à ce propos de la pression hydraulique et de la vitesse d’écoulement de l’eau. Nous fûmes surpris par le manque de connaissances scientifiques des plus grands et par l’incompréhension des plus jeunes. Aussitôt, nous organisâmes des leçons de physique à la portée de tous »11.

Au moment de la déclaration de guerre, il fallut faire face rapidement : organiser les exercices de défense passive, habituer les enfants à descendre dans les caves aménagées avec eux, surmonter leurs peurs et leurs angoisses. Lors d’une attaque aérienne, les plus âgés organisèrent une soirée musicale dédiée à Mozart et Beethoven pour chanter en cœur. Ainsi vécurent les enfants de Montmorency de septembre 1939 à juin 1940.

L’évacuation vers la zone sud prit plusieurs semaines. Le dernier groupe des grands, pour des questions de formalités administratives prit le dernier train qui partait de Paris. Certains garçons sont même partis à pied ou à bicyclette vers un lieu mystérieux, inconnu de tous, appelé Montintin. Ernest Papanek raconte dans son livre de mémoires12, son arrivée le 7 juin 1940 en gare de Limoges pour aller au château de Montintin où rien n’avait été prévu, pour le premier groupe d’enfants qui arrivait de Paris le jour même. Lui-même devait repartir quelques jours plus tard pour une réunion importante des socialistes viennois à Montauban.

Le 22 juin 1940, au lendemain de l’armistice, les autorités régionales l’informent de son éminente arrestation et le maire lui procure un bidon d’essence pour partir en camion et rejoindre les Etats-Unis via l’Espagne. Montintin sera ensuite dirigé, jusqu’à sa fermeture par le Dr Raymond Levy.

Expérimentés dans un premier temps dans l'immédiat avant-guerre, les principes de l'éducation nouvelle ont trouvé une large application les années suivantes : co-administration, tribunaux d'enfants, méthodes actives dans l'apprentissage, dans toutes les maisons d’enfants ouvertes après la guerre pour les orphelins de la Shoah.


Ernst Papanek


Ernst Papanek (Vienne, 1900 – New York, 1973)13 naît le 20 août 1900 dans une famille de la petite bourgeoisie viennoise. Son père est voyageur de commerce, sa mère couturière.

En 1916, il s’inscrit aux Jeunesses ouvrières socialistes de l’Allemagne-Autriche, le (SAJDÖ), tout en faisant partie d’une organisation politique de son école, la Mittelschule (école moyenne), qui manifeste à Vienne, en décembre 1918, pour s’opposer au système scolaire monarchique en vigueur et pour demander l’ouverture de l’école à la vie pratique.

En 1918, Papanek est arrêté alors qu’il colle des affiches avec les « 14 Points du Président Wilson » et des revendications pour la paix dans les rues de Vienne. Après son baccalauréat, en 1919, il s’inscrit à l’université de Vienne pour des études de philosophie, de sociologie et de psychologie tout en poursuivant une formation pédagogique. Il participe à l’organisation de jardins d’enfants et dirige des colonies de vacances dans un esprit pédagogique novateur. Il se marie à Vienne en 1925 avec Hélène Goldster. Ils ont deux garçons Gustav, né en 1926 et Georges en 1931.

Nommé Président du  comité d’éducation autrichien en 1930, il conçoit et met en pratique des programmes de formation pour la jeunesse ouvrière. Son but, faire découvrir aux jeunes leur propre personnalité, éveiller leur esprit critique, une conscience politique et les éduquer à la solidarité.

Papanek milite au sein des Faucons rouges « Rote Falken », organisation de jeunesse socialiste, fondés en 1925 et qui s’adressent à des filles et des garçons de 12 à 14 ans, issus de la classe ouvrière. En 1931, il fonde la « Junge Garde », Jeune garde, qui s’adresse à des jeunes entre 14 et 16 ans faisant partie du SAJPÖ. Il est élu membre socialiste du conseil municipal puis de la diète de Vienne en 1932-1933,

Mais dès mars 1933, l’Autriche devient un Etat autoritaire, sous le gouvernement de Dollfuss. Les droits de grève et de réunion sont supprimés, la presse de gauche interdite, le mouvement ouvrier réprimé14. En février 1934, le parti social-démocrate est interdit et le SAJDÖ passe dans la clandestinité. Membre du conseil municipal de Vienne, Papanek bénéficie de l’immunité parlementaire et peut continuer son travail dans la clandestinité. Mais, il quitte l’Autriche pour Prague où il laisse sa femme, médecin, Lenne et ses deux jeunes fils. Il édite une revue d’informations pédagogiques internationales en lien avec la Ligue des nations de Genève.

Lors de la guerre civile espagnole, en 1936, il s’occupe de jeunes socialistes et communistes autrichiens engagés aux côtés des Républicains espagnols et se rendra plusieurs fois en Espagne. Après leur défaite, Papanek contribue à évacuer des centaines d’enfants espagnols en France et en Angleterre.

Après l’invasion des troupes allemandes en Autriche en mars 1938, le bureau des sociaux-démocrates est transféré à Paris et Ernst Papanek déjà résidant en France depuis 1937, s’y installe définitivement avec sa famille, grâce à un visa donné par Léon Blum. Il dirigeait alors une colonie de vacances à La Baule.

L’œuvre de secours aux enfants (OSE) le nomme directeur, avec sa femme de ses quatre maisons ouvertes dans la région de Montmorency pour des enfants juifs étrangers fuyant le nazisme. Il met en pratique ses méthodes d’éducation nouvelles expérimentées dans la jeune république autrichienne. Il pssède un visa d’émigration pour les Etats-Unis valable jusqu’au 30 octobre 1939, auquel il renonce pour ne pas abandonner les enfants et pour continuer à militer dans l’internationale socialiste15.

En juin 1940, juste avant l’arrivée des Allemands dans Paris, la colonie s’installe dans la maison de Montintin (Haute-Vienne), lorsque la préfecture de Limoges le prévient de l'éminence de son arrestation.Il obtient un nouveau visa pour les Etats-Unis où il part avec toute sa famille, en embarquant par l’Espagne et va se démener en vain pour convaincre les Américains de l'urgence d'ouvrir les frontières aux enfants juifs étrangers menacés dans la France de Vichy.

De 1943 à 1945, il obtient un diplôme de l’université de Columbia et se spécialise dans le travail social à New York. Après la guerre, il est directeur de projets pour enfants de l’Unitarian Service Committee de Boston. Puis à partir de 1948 dirige des écoles spécialisées pour cas sociaux et délinquants à Brooklyn, d'abord pour les filles (Brooklyn Training Schools for girls) puis la plus connue, celle de Wiltwyck pour les garçons.

En 1964, fidèle militant socialiste, il est délégué pour les États-Unis à la conférence de l'Internationale socialiste de Bruxelles16. Il meurt en août 1973.


Katy Hazan, historienne, responsable du service Archives et Histoire de l'OSE


Pour en savoir plus


Ernst Papanek et les maisons de l’OSE : de Montmorency à Montintin.


Son action pédagogique en Autriche.

Il est chargé de mettre en pratique la réforme du ministère de l’Education qu’Otto Gloeckel dirigea pendant les premières années de la république. Elle repose sur les méthodes actives (Arbeits methode) selon trois principes de base : l’individualisation suivant la personnalité de l’enfant, son autonomie et l’instruction intégrée. L’éducation n’est donc pas seulement conçue comme l’acquisition du savoir et de ses outils, mais comme le développement de certaines attitudes, qualités et habitudes de vie.

Les communautés scolaires furent organisées dans cet esprit d’aide mutuelle et d’autonomie, autant de principes que Papanek appliqua dans les maisons de l’OSE



Katy Hazan (tous droits réservés)





1 Du nom d’Ernst Papanek, cf. biographie ci-après.

2 Cf. notre article « Le château de la Chesnaie à Eaubonne, refuge d’enfants juifs en 1939-1940 »

3 Voir Diane Afoumado, Exil impossible, l’errance des Juifs du paquebot Saint-Louis, l’Harmattan, 2005. Le bateau quitte Hambourg le 13 mai 1939 avec à son bord 937 passagers pour Cuba. Il débarque à Anvers (Belgique) le 17 juin 1939. Une conférence quadripartite comprenant la HICEM, le Joint et les pays européens qui acceptent d’accueillir ces réfugiés juifs se répartissent les passagers. 224 viennent en France (ils sont en fait 215 dans la liste officielle) dont 65 seront déportés à Auschwitz (un autre chiffre parle de 78).

4 Voir la liste complète des enfants dans Diane Afoumado, op.cit, p. 218-219.

5 Les faucons rouges sont regroupés dans l’International Falcon Movment, organisation de jeunesse socialiste autrichienne créée au début du XXe siècle par le pédagogue Anton Afritsch, autour des valeurs de la mixité, de l’autodiscipline et de l’autogouvernement. Ils se développent en 1918 pour former les cadres de la république socialiste autrichienne. Un nouveau mouvement de la jeunesse sociale-démocrate est créé en 1925 par Anton Tesarek. Il sera dissous en 1934. Les Faucons rouges, organe de la jeunesse socialiste apparaissent en France en 1930.

6 Pour lui, il était important de cumuler et de coordonner les fonctions pédagogiques et administratives. Il chapeautait l’ensemble des maisons, mais il existait un ou une responsable pour chaque maison.

7 Ce concept était préféré à celui de tribunal d’enfants, considéré comme trop dur. On trouve la même réticence chez Kozschak qui en a théorisé les dangers.

8 Ernst Papanek, Les enfants de Montmorency, op. cit., p. 4.

9 Selon Papanek, deux autres évènements ultérieurs eurent une répercussion constructive sur ces enfants : la révolte du ghetto de Varsovie qui leur a permis une identification positive dans une lutte inégale et l'attrait de la Palestine, ibid., p. 4.

10 Voir Jenny Masour-Ratner, Mes vingt ans à l’OSE, édit Fondation pour la Mémoire de la Shoah/Le Manuscrit, 2006. C’est sans doute Valentine Cremer que Germaine Masour connaissait parmi le milieu des Juifs russes exilés en France qui lui fit connaître les maisons de Montmorency. Elle avait participé, au titre de l’OSE à la conférence pour la répartition des réfugiés du Saint-Louis.

11 Papanek, Les enfants de Montmorency, op.cit, p. 7

12 Voir, sous la direction de Pascal Plas et Michel Kiener, Enfances juives en Limousin, édit Souny, 2006, p. 349.

13 Cette biographie, pour la partie avant la France, est empruntée au mémoire de maitrise d’Allemand présenté par Slavka Pogranova en 2002 à la Sorbonne nouvelle, Paris III, intitulé : Ernst Papanek und die kinder von Montmorency. (Traduction Inge Pénot-Eberhardt)

14 Engelberg Dollfuss, chancelier fédéral du 20 mai 1932 au 25 juillet 1934, conduit l’Autriche vers un état autoritaire corporatif et chrétien en refusant toute alliance avec les sociaux-démocrates. Mais il s’oppose également aux nazis à cause de l’Anschluss : c’est la période de l’austrofascisme. Il est assassiné par les nazis en juillet 1934 qui tente un coup d’état.

15 Renseignements pris dans la fiche d’embauche de l’Union-OSE.

16New York Library, Papiers d'Ernst Papanek, box 30, cassette 3.